J’ai ensuite rejoint
CANON, dans son usine de produits bureautiques : photocopieurs, machines à
écrire, fax, imprimantes laser… Je contribue à la mise en place d’un panel
de fournisseurs structuré, pour les composants industriels : pièces de
tôlerie, décolletage, rouleaux, pièces électroniques : circuits intégrés,
circuits imprimés, moteurs, solénoïdes, lampes spéciales. J’y découvre les
normes de qualité japonaises d’un des groupes les plus exigeants en la
matière. J’établis avec les fournisseurs les contrats d’achats en juste à
temps exigés par l’usine.
J’y reçois une formation
de méthodiste d’atelier suivie d’une formation au TPM prodiguées par le JMA,
une référence en la matière. Ces formations s’accompagnent d’applications
pratiques en atelier, et chez des fournisseurs.
En 1987, les
fournisseurs industriels européens présentaient traditionnellement une
augmentation de prix pour leurs productions. La moyenne des augmentations
était de 3%. Au même moment, l’indice des prix industriels japonais baissait
de 5% par an… Je mets en place la dynamique de réduction des coûts : mise en
place d’objectifs et indicateurs, comparaisons avec les usines du groupe
dans le monde, connexion informatique de gestion et bureautique pour
accélérer l’obtention des résultats. J’accueille un spécialiste de la
réduction des coûts venu du Japon, qui inaugure l’activité ‘Cost Reduction’
par une conférence à l’attention de tout le personnel. Je lis et fait
connaître la littérature japonaise la plus adaptée : SHINGO, ISHIKAWA,
ainsi que le livre clé du groupe: 'The Canon Production System'. L’action la
plus efficace sera la création d’un entraînement par l’exemplarité : chaque
réduction de coût est publiée, et les acteurs responsables sont cités.
Quand je quitte CANON en
1990, les prix des composants baissent régulièrement, et l’activité de
réduction des coûts est devenue une part intégrante de la vie de
l’entreprise.
MITSUBISHI ELECTRIC: Croissance fulgurante et
réductions de coûts drastiques
Je rejoins MITSUBISHI
ELECTRIC qui termine la construction d’une usine neuve, sortie de terre à
Etrelles, en Bretagne. Cette usine est destinée à produire des téléphones
mobiles pour le marché européen.
Dans des locaux vides,
il faut tout installer ou presque. Je mets en place les règles et
procédures, paramètre la fonction achats dans l’informatique, crée le panel
fournisseurs. J’embauche les collaborateurs. Dans un marché tendu, il faut
parfois embaucher des cadres compétents en termes techniques, mais dont je
dois compléter la formation aux achats industriels.
A l’arrivée du GSM, les
volumes explosent : il faut produire 10 Millions d’unités par an, et plus.
Avec mon équipe, je dois créer des sources d’approvisionnements multiples :
en Europe, pour la proximité, en Asie pour les coûts, en Europe Centrale
pour combiner coûts et flexibilité.
Parallèlement, je mets
en place une mécanique planifiée de réductions des coûts : il faut atteindre
22% par an, soit 5% par trimestre. Chaque composant est sous surveillance,
avec une indication de prix marché, des objectifs successifs, et un suivi.
L’optimisation de la bureautique, au moindre coût, permet de suivre les
évolutions de prix par composant et produit fini, pratiquement en temps
réel.
Je mets en place
d’autres activités, dont :
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L’établissement d’une méthodologie
complète d’établissement des prix de marché, incluant : calculs de coûts
de pièces, études de prix réalisées en interne, recours à des cabinets. |
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La mise en place de benchmarking, avec
démontage de produits concurrents, reconstitution de coûts de
nomenclatures, études des pratiques… |
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Une optimisation extrêmement poussée de
l’utilisation de la bureautique, en réduisant les temps non productifs, et
en améliorant le confort au travail. |
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La mise au point de contrats d’achats de
licences logicielles. Ces contrats particuliers nécessitent une
approche très pointue des coûts objectifs, de la gestion des propriétés
intellectuelles croisées, de la gestion des droits au long terme… |
Consultant
Titulaire d’un DESS CAAE,
ayant audité 150 entreprises de par le monde, parlant anglais couramment, au
fait des technologies informatiques les plus récentes, je peux offrir une
véritable analyse des pratiques, et des moyens de les optimiser.
Je suis frappé de la
disparité des considérations entre la fonction achats et la fonction
commerciale. La France, comme de nombreux pays, dispose de nombreux et très
bons organismes de formations dans les fonctions commerciales. De même, de
nombreux professionnels aguerris offrent leurs services opérationnels, et de
conseil, en marketing et ventes.
C’est fondamental, car
sans force de vente efficace, l’entreprise commerçante n’est plus rien.
Mais que devient
l’entreprise qui ne sait pas livrer ? Que devient l’entreprise qui ne sait
pas fabriquer ? Que devient l’entreprise qui achète trop cher ?
Les leaders industriels modernes
(Renault, DELL, NOKIA...) ont une capacité marketing forte, mais aussi,
(et c'en est une conséquence), ils ont mis en place les meilleurs achats
du monde:
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une politique de choix rigoureux de
fournisseurs, |
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des relations au long terme,
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une connaissance parfaite des
technologies, |
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une connaissance parfaite des prix |
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des prévisions remarquables des marchés
des composants |
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des réservations des capacités |
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une utilisation massive et pertinente de
la sous-traitance. |
Sauf à posséder des
produits différenciés, et une capacité à garder cette différence, la clé de
la réussite, voire de la survie des entreprises européennes réside dans leur
capacité à gérer bien ce qu’elles délaissent ou qui leur échappe trop
souvent : leurs achats. En effet, le marché nivelle la demande, stabilise
les prix. Le seul espace d'action reste ensuite à servir bien ses clients,
et baisser ses coûts pour produire de la marge.
Certains chefs
d’entreprise reconnaissent qu’ils ont créé une structure achats, mais qu’ils
doutent. Ils ne reçoivent pas les messages qui les rassureraient. Quels
doivent être leurs indicateurs achats ? Quels sont les bons niveaux ? La
structure est-elle pertinente ? Efficace ? Que devrait faire ce chef
d’entreprise pour aider cette structure et ses acteurs?
J’ai décidé de répondre
à cette demande :
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J’ai créé Formachats, structure de
formation et conseil. |
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J’ai créé le site Internet
www.formachats.com, destiné à informer sur son activité, et fournir
gratuitement aux acteurs des achats des repères sur le métier. Il
s’enrichit régulièrement. |
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Je dispense des formations en achats
auprès d’organismes dans l’Ouest. |
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J’ai mis en place une méthodologie
d’analyse des activités d’achats, basée sur un certain nombre de
matrices : prix, performances, maturité de l’organisation, permettant de
fournir rapidement aux entreprises une notation de 1 à 5. |
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Je développe une base de connaissances
étendue sur les nouvelles pratiques d’achats : e-procurement, places de
marché, achats collaboratifs, achats en temps partagé. permettant aux
structures d’adapter leurs pratiques à leurs contextes spécifiques. |
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Je propose aux entreprises des actions
de conseils en achats, principalement achats techniques et industriels,
visant à établir, rapidement, de façon mesurable, de meilleures
performances, et un meilleur pilotage des achats. |
Pour me contacter: patrick.desaunay @ formachats.com ou 06 85
21 84 80